Vivre avec une maladie chronique, c’est vivre avec un corps qui ne suit pas toujours, un quotidien parfois imprévisible, des symptômes que l’on ne comprend pas toujours… et souvent, une multitude de rendez-vous médicaux, de discours extérieurs, de regards parfois jugeant.
Tout ça peut peu à peu grignoter la confiance qu’on a en soi, en son corps, en ses choix.
Et pourtant, c’est justement dans ces moments-là qu’on aurait besoin d’un socle solide à l’intérieur de soi. D’un point d’appui.
Parce que oui : vous avez en vous les ressources pour vivre avec la maladie, pour faire des choix éclairés, pour affirmer vos besoins — et pour avancer à votre manière.
Table des matières
Confiance en soi et estime de soi : quelle différence ?
On confond souvent ces deux notions, mais elles sont bien distinctes et toutes deux essentielles dans l’accompagnement thérapeutique :
- La confiance en soi, c’est croire en ses capacités à agir, à faire face à une situation. C’est ce petit truc intérieur qui dit : « Je peux y arriver ».
- L’estime de soi, c’est la valeur qu’on s’accorde. Le regard qu’on porte sur soi, qu’on réussisse ou pas. C’est ce qui dit : « Je mérite d’être respectée, aimée, même si je ne suis pas parfaite ».
Quand on vit avec une maladie chronique, ces deux dimensions peuvent être mises à rude épreuve. On peut se sentir inutile, décalé, plus fragile que les autres. Et petit à petit, on s’éloigne de soi.
Comment la sophrologie peut vous aider ?
La sophrologie, c’est une méthode douce, qui combine respiration, mouvements simples, visualisations et ancrage corporel. Rien d’extraordinaire en soi, mais dans l’expérience, c’est profond.
C’est une façon de revenir à soi, de poser un peu les valises, de respirer vraiment.
Avec un accompagnement personnalisé, la sophrologie peut aider à :
- Détendre le corps et le mental,
- Réduire le stress et la surcharge mentale,
- Se reconnecter à son corps autrement que par la douleur,
- Travailler sur l’image qu’on a de soi,
- Renforcer des capacités internes : confiance, patience, stabilité, calme,
- Visualiser positivement des situations stressantes (rendez-vous, examens, traitements),
- Se reconnecter à des souvenirs ou sensations positives,
- Et surtout, réapprendre à s’écouter.
Chaque accompagnement est entièrement personnalisé. Il n’existe pas de protocole “automatique” : je prends le temps de vous écouter, de comprendre votre vécu, vos objectifs, vos blessures, vos espoirs.
Et vous avancez à votre rythme, avec respect, et sans jamais forcer.
Et si le mal venait de plus loin ? Travailler sur les blessures anciennes
Parfois, ce manque de confiance vient de loin. D’humiliations passées, de phrases blessantes entendues trop jeunes, de médecins qui n’ont pas su entendre. Ces blessures anciennes laissent des traces.
Dans ces cas-là, il peut être utile d’associer la sophrologie à d’autres approches, comme l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), qui permet de retraiter les traumas, de décoller l’émotion du souvenir. Ce n’est pas effacer le passé, mais remettre de la sécurité et de la paix là où ça coinçait.
Grâce à l’EMDR, il devient possible de :
- Revenir sur des souvenirs douloureux sans revivre la souffrance,
- Libérer des blocages émotionnels,
- Se déculpabiliser : comprendre que certains symptômes, réactions ou comportements sont des mécanismes de survie et ne sont pas de votre faute,
- Reconstruire une image plus juste de soi,
- Se libérer d’un poids, pour pouvoir enfin avancer.
- Se reconstruire quand les blessures sont plus anciennes
Pourquoi se faire accompagner par un professionnel ?
L’entourage est précieux, bien sûr. Mais il n’est pas toujours en mesure d’entendre, de comprendre ou de soutenir comme on le souhaiterait. Parfois, les proches minimisent, donnent des conseils maladroits, ou projettent leurs propres peurs.
Un accompagnement professionnel, c’est autre chose.
C’est un espace sécure, neutre, sans jugement.
C’est un lieu où vous pouvez être pleinement vous-même, avec vos doutes, vos douleurs, vos forces aussi.
C’est un cadre dans lequel vous pouvez reconstruire votre confiance, à votre rythme, sans pression.
Renforcer la confiance en soi pour s'affirmer face aux jugements
Quand on vit avec une maladie chronique, on peut se sentir étiquetée, jugée, pas toujours comprise.
Dans le milieu pro, ça peut être très dur : on est perçue comme « faible », « pas fiable », « trop absente ».
Pourtant, la maladie ne définit pas qui on est.
Retrouver confiance en soi, c’est pouvoir dire : « Voici ce dont j’ai besoin pour travailler dans de bonnes conditions », « Voici mes limites », sans culpabilité.
C’est apprendre à s’affirmer sans se justifier, à prendre sa place avec sérénité.
S’affirmer face au corps médical
Je le sais, vous le savez : beaucoup de personnes malades ont déjà entendu que « c’est dans votre tête », ou « vos examens sont normaux, donc tout va bien ».
Ces mots peuvent faire très mal, parce qu’ils nient la réalité qu’on vit dans son corps.
Pourtant, chaque personne est experte de son corps et de ses ressentis.
Renforcer sa confiance en soi permet alors de rétablir un rapport plus équilibré avec les soignants : oser dire non à un traitement, demander un deuxième avis, ou insister sur des symptômes persistants.
Ce n’est pas remettre en question la compétence médicale, mais affirmer son droit à être écouté, respecté, pris au sérieux.
Avoir confiance en sa parole, en sa réalité corporelle, c’est déjà un acte de soin en soi.
La sophrologie : un chemin vers la confiance en soi et l’affirmation personnelle
Vivre avec une maladie chronique, c’est souvent être confronté à une multitude de défis : douleurs invisibles, fatigue constante, perte de repères, mais aussi regards extérieurs parfois empreints de jugement ou d’incompréhension.
Dans ce contexte, la confiance en soi peut s’éroder peu à peu, fragilisant l’estime de soi et la capacité à s’affirmer dans son quotidien.
La sophrologie propose un accompagnement profondément respectueux de la personne, qui invite à se reconnecter à ses ressources intérieures.
Grâce à des techniques simples et accessibles — respiration, détente corporelle, visualisation positive — elle permet de retrouver un espace de calme et de présence à soi, même au cœur de la tempête.
Aller à la rencontre de ses ressources
L’un des grands atouts de la sophrologie est qu’elle ne cherche pas à « ajouter » quelque chose à la personne, mais plutôt à l’aider à redécouvrir ce qu’elle porte déjà en elle : ses capacités, ses valeurs, ses points d’appui.
En prenant le temps d’explorer ses sensations, de se recentrer, de se poser, on peut peu à peu retrouver confiance dans son corps, dans ses ressentis, dans sa force intérieure.
Cela permet de se rappeler qu’on n’est pas uniquement défini·e par la maladie, mais aussi par tout ce qui continue d’exister à côté : les projets, les élans, les envies, les relations.
Apprendre à exprimer ce que l’on ressent
Quand on vit avec une maladie chronique, on prend parfois l’habitude de mettre de côté ce qu’on ressent.
Le corps parle, mais on n’ose plus l’écouter.
On encaisse, on continue, comme si de rien n’était.
Pourtant, être à l’écoute de ses sensations, de ses émotions, c’est un véritable acte de soin.
Apprendre à dire « j’ai mal », « je suis fatiguée », « je ressens de la peur » ou « de la colère », c’est se reconnecter à soi.
Et plus on met des mots sur ce qu’on vit, plus on devient capable de poser des limites, de faire des choix, de demander ce dont on a besoin.
Se projeter dans un avenir plus serein
Enfin, la sophrologie ne se limite pas à un mieux-être dans l’instant : elle ouvre également un horizon.
Vous allez réapprendre à vous projeter dans l’avenir.
En travaillant sur la visualisation positive, elle permet d’imaginer — et donc de rendre plus accessible — un avenir dans lequel vous vous sentez à nouveau actrice ou acteur de votre vie.
Pas dans l’illusion d’une vie parfaite, mais dans l’idée d’un futur plus doux, plus aligné, plus vivant.
Visualiser un rendez-vous qui se passe bien, un projet qui se réalise, une journée sans trop de douleurs… Ce n’est pas rien. C’est planter des graines d’espoir. Et l’espoir, même fragile, c’est une force.
Ce n’est pas nier les obstacles, mais réhabiliter l’espoir. Cultiver une vision plus optimiste, même par petites touches, redonne de l’élan.
Et quand le mental est moins envahi par les peurs ou le découragement, les ressources peuvent s’exprimer plus librement.
En résumé : vous êtes capable
Vous êtes capable de vivre avec cette maladie.
Vous êtes capable de faire des choix qui vous correspondent.
Vous êtes capable d’être entendue, respectée, affirmée.
Mais pour cela, il faut parfois se reconnecter à soi, en profondeur.
C’est là que la sophrologie, que j’associe parfois à l’EMDR, peut vous offrir un chemin vers plus de stabilité, de sérénité… et de puissance.
Avec douceur, avec patience. Et surtout, avec beaucoup de respect pour tout ce que vous vivez.


