Vivre avec une maladie chronique ou un cancer, c’est aussi vivre avec des rendez-vous médicaux, des examens, des résultats à attendre…
Et ce stress-là, on en parle très peu.
Il est pourtant bien réel : il prend de la place dans le corps, dans la tête, dans le sommeil, dans l’humeur.
Et parfois, il vient réveiller des souvenirs, des moments difficiles, ou simplement une fatigue émotionnelle qui s’est accumulée au fil du parcours.
Dans ces moments-là, la sophrologie n’est pas là pour “calmer parce qu’il faut calmer”.
Elle est là pour redonner de l’espace, pour réapprendre à écouter ce que l’on vit vraiment, et pour remettre la personne au centre de son propre chemin de soins.
Parce que oui, dans ce parcours, on peut facilement s’effacer.
Table des matières
Le corps en alerte : comprendre ce qui se passe avant un examen
Avant un examen, beaucoup de personnes ressentent une boule dans le ventre, une respiration courte, une vigilance trop haute, un mental qui tourne en boucle.
Ce n’est pas un signe de faiblesse.
C’est un corps qui anticipe un moment qu’il associe à un enjeu important.
Rien que de comprendre ça, on respire déjà un peu mieux.
La sophrologie permet alors de :
- apaiser cette alerte intérieure ;
- redonner un rythme plus naturel au corps ;
- retrouver un regard plus juste sur ce qui s’annonce ;
- sortir de l’idée que “ça ne devrait pas me stresser”.
L’attente des résultats : quand l’esprit occupe tout l’espace
Attendre un résultat, c’est souvent une étape très difficile.
On ne peut rien faire, on ne peut accélérer rien du tout, et c’est là que les scénarios s’enchaînent, souvent les plus négatifs.
La sophrologie aide à revenir à ce qui est là, maintenant :
à ce qui est vrai, à ce que l’on sait, à ce que l’on ressent réellement.
Elle ne cherche pas à supprimer la peur, mais à éviter que celle-ci prenne toute la place.
C’est un retour au présent, à soi, à quelque chose de plus stable. C’est le « pas après pas » ou « step by step« .
Retrouver confiance en soi dans un parcours où l'on peut vite s’oublier
Quand les rendez-vous s’enchaînent, quand plusieurs professionnels donnent des avis différents, quand on doit décider vite… on se perd parfois.
On prend des décisions “parce qu’il faut”, sans savoir ce que l’on veut vraiment.
La sophrologie accompagne cette reconnection à soi :
- revenir à ce qu’on ressent vraiment ;
- clarifier ses besoins ;
- retrouver la légitimité de poser des questions ;
- reprendre sa place dans les décisions ;
- se sentir de nouveau acteur·trice de son parcours, et pas seulement “patient.e”.
Ce n’est pas de la “confiance en soi” au sens classique.
C’est une confiance intérieure, plus profonde, celle qui permet d’avancer sans se trahir.
Car oui, vous avez toujours le choix, c’est à vous de prendre les décisions, pas aux médecins.
Ils sont là pour que vous puissiez prendre votre décision en connaissant tous les risques et les conséquences de vos choix, ils vous accompagnent mais ne décident pas pour vous.
IRM, examens longs : anticiper pour vivre le moment autrement
Certaines situations sont particulièrement difficiles : l’IRM, l’immobilité, le bruit, l’espace réduit…
Et dans ces moments-là, se préparer change vraiment les choses.
En sophrologie, on peut travailler :
- une visualisation précise de l’examen ;
- une façon de se projeter dans le moment avec optimisme et positivité ;
- une manière d’occuper l’esprit pour ne pas rester focalisé sur le bruit ou l’enfermement.
Il est même possible d’enregistrer une visualisation personnalisée et de la donner au service de radiologie.
Ils peuvent la passer pendant l’examen.
Entendre une voix familière, un texte préparé pour soi, ça transforme l’expérience.
Ce qui était redouté devient un moment plus maîtrisé, plus doux.
Petite liste non exhaustive de ce qui peut être fait pour réduire cette angoisse.
Avant une intervention chirurgicale : préparer le corps, la tête, et parfois son image
La peur d’un geste médical, d’une opération ou des changements corporels à venir n’a rien d’anormal.
Dans certains parcours, comme celui d’un cancer du sein avec une mastectomie, il y a l’attente, l’angoisse, mais aussi la projection de l’après : le corps qui change, la cicatrice, l’identité corporelle qui se modifie.
En sophrologie, on peut :
- apprivoiser l’idée du changement ;
- préparer la rencontre avec son corps après l’opération ;
- travailler sur l’image de soi ;
- déposer les émotions qui n’ont pas pu être dites ailleurs ;
- retrouver une sensation de sécurité intérieure avant d’entrer au bloc.
C’est une étape souvent essentielle pour vivre l’expérience autrement, avec plus de douceur et moins de solitude.
Soin technique : se préparer et se rassurer
Certains soins techniques, comme une prise de sang, une injection, une ponction ou une biopsie, peuvent générer beaucoup de tension et d’appréhension.
Avec la sophrologie, il est possible de préparer ces moments en amont : se poser, se recentrer, prendre conscience de ses tensions, apprendre à respirer et à se reconnecter à une sensation de sécurité intérieure.
Je peux également créer un outil audio personnalisé, enregistré pendant la séance, que vous pourrez écouter pendant le soin. Cet audio agit comme un guide bienveillant : il aide à se défocaliser de l’acte médical, à relâcher le corps et l’esprit, et à vivre le geste de façon beaucoup plus apaisée.
Ce n’est pas seulement un moment “moins stressant” : c’est une manière de reprendre le contrôle sur son ressenti, de transformer une expérience souvent anxiogène en un moment vécu avec plus de confiance et de sérénité.
Je vous partage ici une belle expérience d’une injection réalisée sans douleur grâce à la sophrologie.
Quand certains moments du parcours deviennent traumatisants
Certaines expériences médicales laissent vraiment une trace :
une annonce brutale, une hospitalisation difficile, un examen vécu dans la peur, un manque d’écoute, un geste invasif.
Ce sont des moments que le corps et le mental n’oublient pas.
La sophrologie peut accompagner cette hypersensibilité liée au souvenir :
en apaisant le corps, en redonnant un sentiment de sécurité, en permettant de reconstruire un rapport plus serein à ce qui a été vécu.
Et quand le traumatisme est plus profond, l’EMDR va pouvoir venir compléter le travail. Le traumatisme va être retraité pour changer la trace qu’il a laissé.
La sophrologie devient complémentaire en préparant, soutenant et aidant à stabiliser tout ce qui bouge à l’intérieur pendant ce processus.
Ce que la sophrologie et l’EMDR apportent ensemble
Au-delà du calme et du bien-être, la sophrologie permet de retrouver une présence à soi, de diminuer la charge émotionnelle, de recréer un lien doux avec le corps et de retrouver la capacité à faire des choix dans son parcours.
Lorsqu’il existe des expériences traumatiques liées au parcours médical comme des annonces difficiles, des examens invasifs, des hospitalisations ou des gestes chirurgicaux, l’EMDR devient un outil précieux pour travailler sur ces souvenirs et apaiser les traces laissées dans le corps et l’esprit.
Mêlées, la sophrologie et l’EMDR offrent une prise en charge globale :
- la sophrologie apaise le moment présent, permet de se recentrer, de se reconnecter à ses ressources et de reprendre sa place dans le parcours médical ;
- l’EMDR travaille sur le passé, les traumatismes et les blocages émotionnels persistants.
Ces deux outils sont extrêmement complémentaires, et je les propose toujours en fonction de vos besoins et de vos ressentis, de vos expériences et de ce que vous exprimez.
Ensemble, ils permettent de traverser le parcours médical avec plus de sérénité, d’apaisement et de confiance.
En résumé
Le stress médical n’est pas un caprice, ni un manque de courage.
C’est le signe d’un corps et d’un esprit qui ont beaucoup vécu, beaucoup porté, parfois trop.
La sophrologie et l’EMDR ouvrent un espace différent : un espace où l’on peut respirer, déposer, comprendre, se préparer, et se remettre au centre.
Parce que le parcours ne doit pas nous effacer.
Il peut, au contraire, devenir un chemin où l’on apprend à se connaître, à s’écouter, et à avancer avec plus de douceur et de stabilité intérieure.


