La maladie ne se contente pas de toucher le corps.
Elle vient souvent ébranler l’image que vous aviez de vous-même, parfois très profondément.
Le rapport au miroir change. Le regard posé sur son corps aussi. Ce qui semblait familier peut devenir étranger, inconfortable, voire douloureux.
Perdre ses cheveux.
Voir son corps grossir ou maigrir sans pouvoir le contrôler.
Découvrir des cicatrices, parfois larges, parfois envahissantes.
Se réveiller après une chirurgie avec un sein en moins, un membre amputé, ou un corps qui ne répond plus comme avant.
Ces transformations ne sont pas anodines. Elles touchent à l’intime, à l’identité, à la façon d’exister dans le monde. Et très souvent, elles laissent une trace bien au-delà des soins.
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Quand le miroir devient un endroit difficile
La perte de cheveux est souvent un choc brutal. Elle est visible, immédiate, impossible à ignorer. Pour beaucoup de femmes, elle vient toucher directement la féminité, la séduction, le regard des autres… mais aussi le regard que l’on porte sur soi.
Certaines personnes évitent le miroir.
D’autres se regardent sans se reconnaître.
Il peut y avoir de la honte, de la colère, un profond sentiment d’injustice.
Les cicatrices, elles aussi, racontent une histoire.
Elles peuvent être vécues comme une marque de survie, mais aussi comme un rappel permanent de ce qui a été traversé. Certaines sont cachées, d’autres exposées. Certaines sont touchées avec difficulté, voire rejetées.
Le corps devient alors un territoire fragile, parfois douloureux à habiter.
Quand le corps est amputé, transformé, bouleversé
Une mastectomie, une amputation, une chirurgie lourde viennent souvent provoquer une rupture profonde dans la relation au corps. Il ne s’agit pas seulement d’un changement physique, mais d’un bouleversement identitaire.
Des phrases reviennent souvent :
- « Je ne sais plus qui je suis dans ce corps-là »
- « J’ai l’impression que mon corps m’a trahie »
- « Je me sens étrangère à moi-même »
La sexualité, l’intimité, la relation à l’autre peuvent être profondément impactées. Et ces difficultés sont parfois vécues dans le silence, par peur de déranger ou de ne pas être comprise.
Quand le corps change sans prévenir
Les traitements, la fatigue, les hormones peuvent modifier le poids, l’énergie, la posture, la mobilité.
Le corps change, parfois rapidement, parfois durablement.
Et si certains changements sont prévisibles et expliqués, certains changements ne sont jamais abordés par le corps médical.
Il peut y avoir une lutte intérieure :
• vouloir retrouver le corps d’avant,
• ne plus supporter certaines sensations,
• se comparer à ce que l’on était.
Et en même temps, une immense fatigue à devoir accepter ce qui semble inacceptable.
Le corps comme lieu de mémoire
Le corps garde une mémoire très fine des épreuves traversées.
Une annonce médicale, un examen, une hospitalisation, un réveil post-opératoire peuvent laisser des traces durables.
Même après les soins, certaines réactions persistent :
- tensions inexpliquées,
- hypervigilance,
- anxiété diffuse,
- rejet de certaines parties du corps.
Ces réactions ne sont pas un manque de volonté.
Elles sont souvent le signe que le corps n’a pas encore trouvé un espace suffisamment sécurisant pour relâcher ce qu’il a vécu.
Ce que la sophrologie peut apporter
La sophrologie propose un accompagnement doux et progressif pour revenir dans le corps autrement.
Il ne s’agit pas d’aimer son corps à tout prix, ni de forcer l’acceptation. Il s’agit de recréer un lien plus respectueux, plus apaisé, à votre rythme.
La sophrologie permet notamment de :
- retrouver des sensations de calme et de sécurité,
- réhabiter son corps sans violence,
- sortir d’un rapport uniquement médical ou douloureux au corps,
- reprendre une place active dans son vécu corporel.
Petit à petit, certaines personnes découvrent que leur corps n’est pas seulement un lieu de contraintes, mais aussi un espace de ressources.
Je vous propose une écoute bienveillante, sécurisante où vous pouvez exprimer tout ce que vous ressentez, et dans votre environnement, puisque je me déplace à votre domicile.
L’accompagnement est alors personnalisé et répondra à l’objectif que vous aurez posé en première séance.
Infirmière depuis 20 ans, j’ai aussi cette approche soignante parfois nécessaire.
Retrouver une confiance en soi plus intérieure
La maladie fragilise souvent la confiance en soi.
Confiance dans le corps.
Confiance dans ses capacités.
Confiance dans l’avenir.
La sophrologie permet de reconstruire une confiance plus profonde, moins dépendante de l’apparence ou de la performance. Une confiance liée au ressenti, à la capacité à s’écouter, à se respecter.
La confiance ne revient pas parce que le corps redevient “comme avant”.
Elle revient lorsque vous retrouvez un appui intérieur solide, même dans un corps transformé.
Travailler sur l’identité : « Qui suis-je maintenant ? »
La maladie oblige parfois à lâcher des rôles, des repères, une image de soi construite depuis longtemps.
Cela peut être déstabilisant, voire angoissant.
La sophrologie aide à se poser cette question essentielle :
Qui suis-je aujourd’hui, au-delà de la maladie et du corps ?
Ce travail permet de se reconnecter à :
- ses valeurs,
- ce qui fait sens,
- ce qui reste intact malgré les transformations.
L’identité devient alors plus profonde, plus stable, moins dépendante de l’apparence ou du regard extérieur.
Trouver du positif, sans nier la difficulté
Tout n’est pas positif dans la maladie. Et il est important de dire que rechercher le positif, ce n’est pas nier le négatif.
Mais heureusement, il est fréquent que certaines ressources émergent malgré l’épreuve, et c ‘est sur celles-ci qu’il est important de se concentrer.
Une capacité à dire non.
Une écoute de soi plus fine.
Un rapport au temps différent.
Une force insoupçonnée.
La sophrologie permet de prendre conscience de ces ressources, de les reconnaître, de les ancrer.
Non pas pour minimiser la souffrance, mais pour redonner de la valeur à ce que vous avez traversé.
Les nouvelles ressources corporelles
Le rapport au corps peut aussi évoluer de façon constructive :
- reprise d’une activité physique adaptée avec un éducateur spécialisé (ici, Jade Rafiringa),
- découverte d’un mouvement plus respectueux,
- meilleure écoute des limites,
- respiration plus consciente.
Même sans sport, il peut y avoir une meilleure récupération, un apaisement global, un corps moins en lutte.
Le corps devient alors moins un ennemi, et davantage un partenaire à apprivoiser autrement.
Le regard des autres
La maladie expose souvent au regard des autres : remarques maladroites, silences, projections.
Cela peut renforcer le sentiment de décalage ou d’isolement.
La sophrologie aide à prendre de la distance avec ce regard, à se sentir plus stable intérieurement, à ne plus se définir uniquement par ce que les autres voient ou imaginent.
Reprendre sa place, sans se justifier, devient possible.
Retrouver un sentiment de légitimité
Après la maladie, beaucoup de personnes se demandent :
- « Ai-je le droit de me plaindre ? »
- « Ai-je le droit d’aller mieux ? »
- « Ai-je le droit de dire stop ? »
La sophrologie, comme je la pratique, soutient cette légitimité fondamentale :
celle de ressentir, de choisir, d’avancer à son rythme.
Vous êtes légitime dans ce que vous vivez, quelles que soient les étapes de votre parcours.
Estime de soi : apprendre à se remercier
L’estime de soi va au-delà de l’image du corps.
Elle touche à la valeur que vous vous accordez.
Apprendre à s’aimer après la maladie peut passer par un changement de regard :
regarder son corps non plus seulement pour ce qu’il a perdu, mais aussi pour ce qu’il a traversé, pour ce qu’il a tenu, pour ce qu’il a permis.
Se remercier pour le chemin parcouru, pour la force mobilisée, pour la capacité à être encore là.
Je vous invite à découvrir le travail de Celine LUNEL-MOREAU, photographe, qui travaille sur cette estime de soi.
En résumé
Votre corps n’est pas abîmé.
Il est porteur d’une histoire, parfois douloureuse, parfois courageuse, toujours légitime.
Se retrouver après la maladie ne signifie pas redevenir comme avant.
Cela signifie avancer autrement, avec plus de douceur, de respect et de reconnaissance envers soi-même.
Si votre corps est devenu un lieu de distance, de tension ou de souffrance, sachez qu’il est possible de recréer un lien plus apaisé.
Je vous accueille avec écoute et bienveillance pour en parler et avancer ensemble, à votre rythme.


