On parle souvent de traumatismes comme d’événements exceptionnels. En réalité, ils sont bien plus présents qu’on ne le pense.
Certains sont visibles, identifiables. D’autres sont silencieux, diffus, parfois anciens.
Tous ont un point commun : ils laissent une trace, souvent dans le corps, parfois longtemps après que l’événement soit passé.
Un traumatisme ne se définit pas par la gravité objective de ce qui a été vécu, mais par la façon dont la personne l’a traversé, avec ou sans soutien, avec ou sans sentiment de sécurité.
Le corps, lui, n’oublie pas.
Table des matières
C’est quoi un traumatisme ?
C’est un évènement de vie qui nous amène à avoir une sensation de danger de mort, réel ou pas.
La plupart du temps, notre cerveau intègre un évènement difficile. Il lui donne du sens et le digère.
Mais parfois, il y a un blocage qui est relié au fait d’avoir eu peur de la mort pour soi ou pour une autre personne.
Pour un même évènement, 2 personnes peuvent le vivre complètement différemment.
Une va considérer que c’était un mauvais moment et va reprendre le cours de sa vie. Pour l’autre, il va y avoir des complications pour adapter sa vie à ce potentiel danger de mort qui n’a pas été intégré.
Comment sait-on que l’on est traumatisé ?
Beaucoup de personnes me disent :
« Je sais que c’est fini, mais mon corps réagit encore. »
Tensions, fatigue chronique, angoisses soudaines, sensation d’être en alerte permanente… Ces réactions ne sont ni imaginaires ni excessives. Elles sont souvent le signe d’un système nerveux resté bloqué en mode survie.
Le corps garde la mémoire de ce qu’il a vécu, parfois sans mots, parfois sans souvenirs précis.
Il s’exprime alors autrement, à travers des symptômes, des comportements ou des réactions émotionnelles difficiles à comprendre.
Pour faire simple, on estime que l’on est traumatisé quand on reste bloqué dans cet évènement, qu’il existe « un avant et un aprè » et qu’il existe des séquelles physiques et/ou psychologiques.
- La reviviscence (flash de scènes, de bruits, cauchemars…)
- Anxiété, angoisse
- Intense culpabilité
- Troubles de l’alimentation
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles relationnels
- Anesthésie émotionnelle
- Douleurs physiques persistantes…
Les événements marquants : agressions, accidents, chocs
Une agression, un accident, une chute, un événement brutal peuvent laisser des traces durables.
Même lorsque tout semble “rentré dans l’ordre”, le corps peut continuer à réagir comme si le danger était toujours présent.
Hypervigilance, peurs inexpliquées, réactions disproportionnées, difficulté à se détendre ou à faire confiance sont des manifestations fréquentes.
Le corps n’a pas encore intégré que l’événement est terminé.
Les blessures de l’enfance : des traumatismes souvent invisibles
Les traumatismes de l’enfance ne sont pas toujours liés à des événements spectaculaires.
Un climat insécurisant, un manque de reconnaissance émotionnelle, des paroles blessantes répétées, une instabilité affective peuvent profondément marquer.
Ces blessures influencent souvent l’adulte :
- estime de soi fragile,
- difficulté à poser des limites,
- peur de l’abandon,
- sentiment de ne jamais être “assez”.
Le corps a appris très tôt à s’adapter pour survivre et la personne s’est construite en insécurité.
Les violences : physiques, psychologiques, sexuelles
Les violences touchent directement à l’intégrité, à la sécurité, à la confiance fondamentale.
Elles peuvent entraîner dissociation, honte, culpabilité, rejet du corps, difficultés relationnelles ou sexuelles.
Il est essentiel de le rappeler : la responsabilité n’appartient jamais à la personne qui a subi.
Le travail thérapeutique vise avant tout à restaurer un sentiment de sécurité et de contrôle, sans jamais forcer.
Les traumatismes existentiels : deuil, angoisse de mort, transgénérationnel
Certains traumatismes sont liés à des questions existentielles : perte d’un proche, annonce grave, confrontation à la mort, perte de sens.
D’autres s’inscrivent dans une histoire familiale plus large : secrets, non-dits, traumatismes transgénérationnels.
Le corps peut porter des mémoires qui ne lui appartiennent pas directement, mais qui influencent pourtant les émotions, les peurs et les réactions.
Un travail peut être fait en lien avec une kinésiologue, comme Stéphanie LECHAT. , avec qui je travaille en cas de besoin.
Le corps et la maternité : quand le traumatisme touche à l’intime
Difficultés de fertilité, parcours de PMA, IMG, IVG, fausses couches sont souvent vécus comme de véritables traumatismes corporels et émotionnels.
Le corps peut devenir un lieu de conflit, de culpabilité, de trahison ressentie.
Certains accouchements sont aussi vécus comme des traumatismes et il est nécessaire de travailler rapidement dessus pour favoriser un lien fort avec son enfant.
Certaines femmes se coupent de leur corps pour se protéger. D’autres restent figées dans une douleur silencieuse.
L’accompagnement permet de remettre du lien, de la douceur, sans jamais minimiser ce qui a été vécu.
Les manifestations indirectes : quand le traumatisme s’exprime autrement
Le traumatisme ne s’exprime pas toujours de façon directe. Il peut prendre des chemins détournés :
- troubles anxieux,
- TOC,
- troubles du comportement alimentaire,
- syndrome du survivant,
- hypercontrôle,
- fatigue chronique.
Ces manifestations ne sont pas des “problèmes isolés”, mais souvent des tentatives d’adaptation.
Alors, même si l’on ne pense pas avoir été traumatisé, il est nécessaire de débuter un suivi pour prendre conscience du point de départ et dérouler le fil qui mènera à une meilleure compréhension de soi et de ses symptômes.
Les cognitions négatives : ce que le traumatisme fait croire sur soi
Les traumatismes laissent souvent des croyances profondes :
» Je ne suis pas en sécurité « ,
« Je suis faible »,
» Mon corps m’a trahie « , « C’est de ma faute », « Je suis nulle »
« Je ne vaux pas grand-chose « .
Ces cognitions négatives influencent la confiance en soi, les choix de vie et les relations.
La thérapie par les mouvements oculaires permet de les remettre en mouvement pour laisser émerger des perceptions plus justes et plus apaisées.
Ce que la sophrologie apporte dans l’accompagnement des traumatismes
La sophrologie permet de revenir dans le corps en sécurité.
Sans revivre. Sans analyser à l’excès. Sans forcer.
Elle aide à :
- apaiser le système nerveux,
- retrouver des sensations de stabilité,
- recréer une présence à soi,
- renforcer les ressources internes.
C’est souvent une étape essentielle pour les personnes très coupées de leurs sensations ou de leurs émotions.
La thérapie par mouvements oculaires (type EMDR)
La thérapie par mouvements oculaires part d’un principe simple : le cerveau n’a pas pu intégrer correctement un événement traumatique. L’information reste alors bloquée sous forme de sensations, d’images ou d’émotions.
Grâce à une stimulation bilatérale alternative (visuelle, auditive ou corporelle), cette thérapie aide le cerveau à retraiter l’information.
Le souvenir reste (il n’est pas effacé), mais il devient moins envahissant.
Le corps comprend enfin que le danger est passé.
Sophrologie et thérapie par mouvements oculaires : une approche complémentaire
La sophrologie sécurise le présent, renforce les ressources, apaise le corps.
La thérapie par mouvements oculaires (type EMDR) permet de travailler sur les mémoires traumatiques du passé.
Associées, elles offrent une prise en charge globale, respectueuse du rythme de chaque personne.
J’adapte toujours l’accompagnement en fonction de votre histoire, de vos besoins et de ce que vous êtes prêt(e) à explorer.
Cette approche est nourrie notamment par la formation RE.NA.I.TR.E ( REtraitement NArratif et Intégratif du TRaumatisme Emotionnel) de Laura Jauvert, qui apporte un cadre précieux pour comprendre les mécanismes du trauma et ajuster l’accompagnement avec justesse.
En résumé
Les traumatismes prennent des formes multiples.
Ils ne se comparent pas.
Ils ne se hiérarchisent pas.
Ils méritent tous d’être reconnus et accompagnés avec respect.
Le corps ne dysfonctionne pas : il s’adapte.
Et avec le bon accompagnement, il est possible d’apaiser ce qui a été figé, de remettre du mouvement, et de retrouver un sentiment de sécurité durable.
Si vous sentez que votre corps réagit encore à des événements passés, si certaines situations réveillent des peurs ou des tensions que vous ne comprenez pas toujours, je vous accueille dans un cadre sécurisant pour en parler et avancer, à votre rythme


