PMA : comment vivre l’attente et les émotions du parcours?

Entrer dans un parcours de PMA, ce n’est jamais anodin.

Au départ, il y a un désir d’enfant, quelque chose de profondément intime, puis le temps passe, les examens commencent, et peu à peu l’intime devient médical.

Le corps est observé, les émotions s’intensifient, l’attente s’installe.

Ce parcours est chargé d’espoir, mais aussi de doutes, de fatigues et parfois de blessures invisibles. C’est dans ces moments-là qu’il devient essentiel de pouvoir être accompagné, pour ne pas rester seul.e avec ce que l’on traverse.

Aujourd’hui, il est prouvé que l’infertilité entraine du stress et qu’il est important de prendre soin de soi.

Table des matières

Quand il y a une cause… et quand il n’y en a pas

Parfois, une cause est identifiée, SOPK, troubles hormonaux, endométriose, infertilité masculine(cf ameli.fr)

Dans d’autres situations, aucune explication n’est retrouvée. Et cette absence de réponse peut être profondément déstabilisante.

Quand il n’y a pas de cause, le doute s’installe. On se demande si le corps fonctionne correctement. On peut perdre confiance en ses capacités. Mais à l’inverse, lorsqu’une cause est identifiée, certaines personnes peuvent se sentir définies par ce diagnostic.

Dans ces situations, la sophrologie peut aider à retrouver une confiance dans son corps.

Par exemple, dans le cas du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), on sait que cela réduit les chances de conception naturelle sans pour autant rendre stérile.

Le travail de visualisation du corps, des capacités internes, permet de sortir d’une vision négative et de réinvestir son potentiel.

La thérapie par mouvements oculaires peut aussi être utile lorsque le diagnostic a été vécu comme un choc. Elle permet de retraiter l’annonce et de diminuer l’impact émotionnel qu’elle a pu provoquer.

Les grossesses non menées à terme : une douleur silencieuse

Les grossesses non menées à terme ou « fausses couches » laissent souvent une trace profonde. Il y a eu un espoir, une projection, parfois déjà un lien. Et lorsque tout s’arrête, il peut y avoir une douleur difficile à exprimer, il n’y a rien de faux dans cet évènement,

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Certaines personnes ressentent de la tristesse, d’autres de la peur pour la suite, d’autres encore une forme de culpabilité. Le corps lui-même peut garder la mémoire de ce moment.

La sophrologie permet ici d’exprimer les émotions en douceur, de les accueillir sans les fuir. Elle aide à relâcher les tensions physiques liées à la perte.

La thérapie par mouvements oculaires peut permettre de revenir sur l’image traumatique, sur l’annonce, sur le moment vécu, afin d’en diminuer l’intensité émotionnelle et d’éviter que cette expérience n’envahisse la suite du parcours.

L’attente entre les protocoles : un temps suspendu

Entre deux protocoles, le temps peut sembler figé, il n’y a pas d’action concrète, mais beaucoup de pensées. L’espoir, le doute, l’observation du corps prennent de la place. Cette attente peut être très anxiogène.

La sophrologie est particulièrement adaptée dans ces moments. Elle permet d’abaisser le niveau d’angoisse, de relâcher la tension mentale, de revenir dans le moment présent. Elle aide à sortir de l’anticipation permanente et à retrouver un peu de stabilité émotionnelle pendant ces périodes souvent difficiles.

La solitude dans le parcours PMA

Même entouré.e, il est fréquent de se sentir seul.e. Les autres ne vivent pas la même chose, ne comprennent pas toujours. Certaines remarques peuvent blesser, même si elles sont bien intentionnées.

La sophrologie permet de mettre des mots sur ses ressentis, de reconnaître ses émotions, de ne pas les garder pour soi. Elle aide à se reconnecter à son vécu personnel, à retrouver un espace intérieur où l’on peut déposer ce que l’on traverse.

La thérapie par mouvements oculaires (EMDR) peut aussi intervenir lorsque certaines situations relationnelles ont été particulièrement douloureuses.

Le couple face au parcours PMA

Le parcours PMA peut mettre le couple à l’épreuve. Les émotions ne sont pas toujours vécues de la même manière. La fatigue, l’attente, les déceptions peuvent créer des tensions.

La sophrologie permet de retrouver un espace de communication plus apaisé, de prendre du recul, de diminuer la pression émotionnelle. Elle peut aussi aider chacun à mieux comprendre son propre fonctionnement et celui de l’autre. Le travail peut ainsi soutenir la solidité du couple et préserver l’intimité, souvent fragilisée par le parcours médical.

La place de la famille et de l’entourage

L’entourage peut être soutenant, mais aussi parfois maladroit. Les questions répétées, les attentes implicites peuvent être difficiles à vivre.

Le travail en sophrologie permet de se recentrer sur ses besoins, de poser des limites, de mieux gérer l’impact émotionnel des remarques extérieures. Cela aide à préserver son équilibre tout en maintenant des relations apaisées.

Quand le corps devient un outil médical

Au fil du parcours, certaines personnes se sentent déconnectées de leur corps. Il est observé, mesuré, stimulé. L’intimité disparaît parfois.

La sophrologie permet de retrouver une relation plus douce avec son corps, de revenir aux sensations, à une perception plus personnelle. Elle aide à réinvestir son corps autrement que par le regard médical.

Les traumatismes liés au parcours

Examens invasifs, annonces difficiles, échecs, grossesses non menées à terme… ces expériences peuvent laisser des traces.

La thérapie par mouvements oculaires (type EMDR) permet de retraiter ces souvenirs afin qu’ils deviennent moins envahissants. La sophrologie, quant à elle, aide à apaiser le système nerveux et à retrouver une sécurité intérieure.

Une approche complémentaire

Associer sophrologie et thérapie par mouvements oculaires (type EMDR) permet d’accompagner à la fois le corps, les émotions et les souvenirs difficiles. L’une agit sur l’apaisement et la reconnexion à soi, l’autre sur les mémoires traumatiques. Ensemble, elles offrent une approche globale et respectueuse du parcours de chacun.

En résumé

La PMA est un parcours profondément intime. Elle peut fragiliser, isoler, bousculer. Mais il est possible de retrouver un espace de respiration, de reprendre contact avec son corps et d’avancer avec plus de douceur

Je suis à votre écoute et disponible pour parler ensemble de votre vécu.

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